"Il faut privilégier les emprises existantes"

Daniel Deslauriers daniel.deslauriers@tc.tc
Publié le 29 octobre 2015

Lisette Lapointe

©Photo TC Media - Archives

La municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard ne lâche pas prise et continue de réclamer l'utilisation des emprises déjà existantes pour le tracé de la nouvelle ligne électrique à 120 kV.

Cette réponse, c'est celle de la mairesse Lisette Lapointe qui refuse de baisser les bras, et ce, même devant le refus du PDG d'Hydro-Québec, Éric Martel, de céder face au nouveau tracé proposé par l'experte en paysages, Élaine Genest. "J'ai fortement insisté, lors de cette rencontre du 1er octobre, pour que le scénario retenu emprunte uniquement les emprises existantes. C’est alors que vous nous avez indiqué que ce scénario devait être rejeté en raison de la faible marge de manœuvre qu’il offrirait au bout de 20 ans ou en cas de fort développement. Devant cet état de faits, et comme je vous l’indiquais hier (28 octobre), nous avons mandaté notre expert afin qu’il examine cet aspect plus en profondeur. Son analyse et ses conclusions sont tout à fait différentes", explique la mairesse.

Tous les moyens nécessaires

"Le scénario, utilisant les emprises existantes, est la solution qui devrait être privilégiée, car il évite le déboisement d’une nouvelle emprise, en plus d’être techniquement et économiquement réalisable, selon les dires de vos équipes. Nous vous rappelons aussi que le tracé proposé par Hydro-Québec n’est pas uniquement rejeté par Saint-Adolphe-d'Howard, mais aussi qu'il a été rejeté unanimement à l’échelle de la MRC des Pays-d’en-Haut, car il contrevient à la Charte des paysages et au Schéma d’aménagement de la MRC."

La mairesse poursuit: "La population de Saint-Adolphe-d’Howard est plus mobilisée que jamais et compte sur ses élus pour protéger ses intérêts. Les citoyens sont conscients que le projet, tel que présenté par Hydro-Québec, aurait des effets dévastateurs sur son économie et handicaperait gravement l’avenir de notre municipalité."

Mme Lapointe mentionne enfin qu'elle se dit déterminée à utiliser tous les moyens mis à sa disposition pour en arriver à un règlement acceptable.

"Nous attendons enfin l’évaluation environnementale du projet et nous apprécierions également recevoir la demande de certificat d’autorisation déposée au ministère de l’Environnement ainsi que les documents à l’appui", conclut la mairesse.