Saint-Adolphe déçu de l’attitude d’Hydro-Québec

Daniel Deslauriers daniel.deslauriers@tc.tc
Publié le 12 juin 2015

Denise Payette

©Photo TC Media - Archives

La municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard continuera de se battre contre ce projet de ligne à haute tension qui traversera ce village dans quelques années.

La mairesse Lisette Lapointe l’a confirmé, cet après-midi, lors d’un point de presse, au parc Adolphe-Jodoin, au moment du dévoilement de la programmation estivale.

Fermeture d’Hydro-Québec

«La réunion du 28 mai, avec Hydro-Québec, est restée en suspens, car la mairesse a dû quitter, avant la fin, en précisant qu’elle devait rejoindre son époux aux soins intensifs. Sitôt la mairesse partie, le ton a changé. On sentait beaucoup de fermeture de la part des représentants d’Hydro-Québec. On a vraiment eu l’impression qu’ils voulaient profiter du départ de Mme Lapointe pour court-circuiter le processus d’échanges en cours et fermer le dossier au plus vite», explique Denise Payette du comité aviseur.

«Nous avons appris des choses importantes au cours de cette rencontre, notamment qu’Hydro-Québec ne veut pas reprendre son étude d’avant-projet, en partie ou en totalité. Or, ce serait nécessaire s’ils devaient opter pour un autre scénario ou apporter des ajustements importants au projet actuel. Avec une telle prémisse, comment croire qu’ils ont évalué la solution de l’ingénieur Paquin de bonne foi? Ils préfèrent s’en tenir à un projet dévastateur, juste pour ne pas reprendre l’étude d’avant-projet. Hydro-Québec s’est trompé concernant l’évaluation des impacts de la ligne sur les paysages. S’ils avaient bien fait leurs devoirs, dès le départ, on n’en serait pas là. Les citoyens de St-Adolphe sont victimes d’une grande injustice», dit-elle

Denise Payette poursuit: «Ça fait deux ans qu’ils investissent sur ce tracé, mais ça fait aussi deux ans qu’on leur dit que ce tracé, qui passe sur le «perron» de la municipalité, du village et de centaines de citoyens, est inacceptable. Ils n’entendent rien! Tout ce qu’ils nous disent, c’est qu’ils ont évalué toutes les options et améliorations possibles. Cependant, ils refusent ou sont incapables de nous montrer les études qui le prouvent.»

La rencontre du 28 mai a aussi permis d’apprendre que des scénarios, répondant aux critères techniques établis par le CTR, n’avaient pas été soumis à ce comité, selon Mme Payette. Sarah Perreault, qui représentait la municipalité au sein du comité régional, s’est penchée sur l’un de ces scénarios: «En fouillant dans les comptes-rendus, j’ai découvert que nos ingénieurs avaient questionné la société d’État à plusieurs reprises au sujet de ce scénario, mais sans jamais obtenir de réponse. Or, une analyse sommaire des impacts environnementaux et humains amène à conclure que ceux-ci seraient plus faibles que ceux du projet actuel. Tout ça est assez troublant et montre le grand manque de transparence d’Hydro dans le processus de consultation.»

À l’instar de la mairesse Lapointe, le comité aviseur ne compte pas baisser les bras. «Nous sommes plus convaincus que jamais que le tracé actuel n’est pas une solution de moindre impact pour Saint-Adolphe et pour l’ensemble de la région. Des solutions, il en existe. Hydro doit agir de manière responsable et les considérer avec sérieux», conclut Denise Payette.