«René n'était pas un saint mais il mérite pleinement sa place au ciel»

Notre journaliste René-Pierre Beaudry a bien connu René Angélil

Eric Busque eric.busque.a@tc.tc
Publié le 15 janvier 2016

Maintenant journaliste à L'Information du Nord, René-Pierre Beaudry a bien connu René Angélil. C'est grâce à lui s'il avait pu réaliser cette entrevue exclusive avec Céline avant les Grammys de 1997 à New York.

©Photo Facebook

Maintenant journaliste à L'Information du Nord de TC Media, René-Pierre Beaudry a bien connu René Angélil et ne tarit pas d'éloges à l'endroit de ce géant décédé le 14 janvier à l'aube de ses 74 ans.

«René n'était pas un saint mais s'il y a un ciel, il doit être le premier à y entrer», raconte M. Beaudry avec beaucoup d'émotion. Selon notre journaliste, Angélil était un homme bon et extrêmement généreux. «Il a aidé des dizaines d'artistes et de personnes dans le besoin en insistant pour que ça reste du domaine privé, précise-t-il. René était aussi très reconnaissant envers tous ceux qui ont contribué à l'éclosion de la carrière de Céline».

Une cassette…

C'est en 1981 que René-Pierre Beaudry a commencé à côtoyer René Angélil et Céline. «J'étais recherchiste pour l'émission de Michel Jasmin à Télé-Métropole et l'imprésario m'a demandé de trouver une place pour une toute jeune chanteuse de Charlemagne. Notre émission était complète pour plusieurs semaines mais après avoir écouté la cassette, on a changé nos plans», explique M. Beaudry.

Cette cassette, elle contenait la chanson «Ce n'était qu'un rêve». «Je suis tombé à la renverse en écoutant cette voix phénoménale», se souvient René-Pierre Beaudry qui ajoute que la centrale téléphonique de Télé-Métropole a littéralement explosé après la première visite de Céline Dion à l'émission.

Au mariage

Au fil des années, M. Beaudry et le couple Dion-Angélil ont eu l'occasion de se croiser à de nombreuses autres reprises. Notre journaliste fut même invité au fameux mariage le 17 décembre 1994 avec son épouse, la chanteuse Claude Valade, qui a elle aussi très bien connu René Angélil.

«S'il y avait plus de 500 invités au mariage, c'est une autre preuve de la reconnaissance de Céline et René envers leurs amis et collaborateurs», soutient René-Pierre Beaudry.

Trois ans plus tard, ce dernier a de nouveau été marqué par un geste de bonté du disparu. «Je travaillais alors pour la revue 7 Jours et j'étais mandaté pour couvrir les Grammys au Madison Square Garden à New York. J'ai cependant été bloqué à l'accréditation média et ne pouvais entrer. Soudainement, une jeune femme s'est pointée, elle m'a demandé de la suivre… Quelques secondes plus tard, j'étais dans la loge de Céline pour une entrevue exclusive. Il y avait du René derrière tout ça, sans oublier que le lendemain j'ai assisté au Gala, encore grâce à lui».

La tête remplie de souvenirs de ce genre, René-Pierre Beaudry y va d'un dernier éloge envers le grand René Angélil. «Je lui donne énormément de crédit pour la carrière remarquable de Céline. Pour qu'un talent exceptionnel comme Céline puisse atteindre son plein potentiel, ça prend un chef d'orchestre tout aussi exceptionnel. Ils ont vraiment créé la symbiose parfaite. Adieu René».