Argent neuf dans l'éducation: de la poudre aux yeux!

Daniel Deslauriers daniel.deslauriers@tc.tc Publié le 15 mars 2016

Élizabeth Gibeau

©Photo TC Media - Daniel Deslauriers

Pour Élizabeth Gibeau de Val-David, la prochaine annonce du gouvernement du Québec, dans l'éducation, n'est autre chose que de la poudre aux yeux.

"On va nous annoncer jeudi, avec le dépôt du nouveau budget, une hausse de 3% dans l'éducation. Il ne faut pas se laisser leurrer", explique cette mère de famille de 37 ans qui est analyste des politiques fiscales  et sociales pour le compte de l'Union des consommateurs. "Tout ce que le gouvernement va faire, c'est de maintenir les coûts de système", dit-elle.

On aura encore du rattrapage à faire, selon elle, pour compenser les coupes dans les services de garde. "Il n'y a plus aucune sortie pour les enfants et les parents doivent débourser entre 16$ et 20$ pour permettre aux enfants de rester à l'école lors des journées pédagogiques."

"Nous aurions les moyens de faire autrement. Les choix actuels du gouvernement ne sont pas une fatalité", selon Mme Gibeau. "J'ai contribué, depuis 2010, à développer 18 solutions fiscales qui permettraient d'aller récolter 10 milliards de dollars annuellement pour nos services publics, mais le gouvernement a fait le choix des coupes et de l'austérité. Et pourtant, avec les solutions proposées, le gouvernement pourrait financer adéquatement nos écoles et nos services publics."

Trop, c'est trop

Élizabeth Gibeau a décidé de faire cette sortie publique après avoir pris connaissance d'une communication de l'école St-Jean Baptiste concernant une activité de financement pour une sortie de fin d'année. "Là où je deviens triste et fâchée, c'est quand je lis que l'argent amassé servira à payer le transport jusqu'à St-Sauveur. Il fut un temps où les activités de financement servaient à payer un voyage spécial à Québec, à Toronto ou au Mexique, pas pour payer un autobus à Saint-Sauveur. C'est la première fois que ça arrive", s'insurge Mme Gibeau.

"J'ai beaucoup de respect pour les enseignants. Je pense qu'ils font un travail remarquable avec les moyens du bord, mais je suis triste de constater qu'ils doivent mettre de l'énergie là-dedans au lieu de se consacrer à d'autres tâches."

En manchette

Ste-Adèle: La route 117 fermée pour une semaine

Le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports informe les usagers de la route que la route 117 à Sainte-Adèle sera fermée complètement à la circulation entre les rues Valiquette et Bélec à compter du 22 août à 7h.

Des nichons…en coton

Par Denyse Perreault. Lorsqu’elle parle des nichons de coton, Nicole Tremblay, résidente de Mont-Tremblant, dit qu’elle a agi avec son cœur, sous le coup de l’inspiration.

Argent neuf dans l'éducation: de la poudre aux yeux!

Daniel Deslauriers daniel.deslauriers@tc.tc Publié le 15 mars 2016

Élizabeth Gibeau

©Photo TC Media - Daniel Deslauriers


Pour Élizabeth Gibeau de Val-David, la prochaine annonce du gouvernement du Québec, dans l'éducation, n'est autre chose que de la poudre aux yeux.

"On va nous annoncer jeudi, avec le dépôt du nouveau budget, une hausse de 3% dans l'éducation. Il ne faut pas se laisser leurrer", explique cette mère de famille de 37 ans qui est analyste des politiques fiscales  et sociales pour le compte de l'Union des consommateurs. "Tout ce que le gouvernement va faire, c'est de maintenir les coûts de système", dit-elle.

On aura encore du rattrapage à faire, selon elle, pour compenser les coupes dans les services de garde. "Il n'y a plus aucune sortie pour les enfants et les parents doivent débourser entre 16$ et 20$ pour permettre aux enfants de rester à l'école lors des journées pédagogiques."

"Nous aurions les moyens de faire autrement. Les choix actuels du gouvernement ne sont pas une fatalité", selon Mme Gibeau. "J'ai contribué, depuis 2010, à développer 18 solutions fiscales qui permettraient d'aller récolter 10 milliards de dollars annuellement pour nos services publics, mais le gouvernement a fait le choix des coupes et de l'austérité. Et pourtant, avec les solutions proposées, le gouvernement pourrait financer adéquatement nos écoles et nos services publics."

Trop, c'est trop

Élizabeth Gibeau a décidé de faire cette sortie publique après avoir pris connaissance d'une communication de l'école St-Jean Baptiste concernant une activité de financement pour une sortie de fin d'année. "Là où je deviens triste et fâchée, c'est quand je lis que l'argent amassé servira à payer le transport jusqu'à St-Sauveur. Il fut un temps où les activités de financement servaient à payer un voyage spécial à Québec, à Toronto ou au Mexique, pas pour payer un autobus à Saint-Sauveur. C'est la première fois que ça arrive", s'insurge Mme Gibeau.

"J'ai beaucoup de respect pour les enseignants. Je pense qu'ils font un travail remarquable avec les moyens du bord, mais je suis triste de constater qu'ils doivent mettre de l'énergie là-dedans au lieu de se consacrer à d'autres tâches."