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12 juillet 2018

Assemblée du 10 juillet

Le RCVD dénonce le non-respect de la démocratie à Val-David

Au tour du président du Regroupement des citoyens de Val-David (RCVD), Jean-Claude Rocheleau, de réagir suite à l’assemblée houleuse du 10 juillet dernier à Val-David.

Le président du Regroupement des citoyens de Val-David, Jean-Claude Rocheleau.
Le président du Regroupement des citoyens de Val-David, Jean-Claude Rocheleau.
© Photo Information du Nord - Archives

« Il est évident que la salle avait été « pactée » puisque remplie à son maximum avec des citoyens supposément venus pour supporter la mairesse suite à la parution d’un pamphlet qui demandait sa démission. Des citoyens, précisons-le, que nous ne voyons jamais normalement aux séances du conseil et qui, de toute vraisemblance, ne connaissent rien des dossiers controversés de Val-David », dit-il.

Il poursuit: « À la période de questions, nous avons rapidement constaté qu’ils étaient plutôt venus pour perturber, insulter, intimider et chahuter les citoyens qui se présentaient au micro pour poser des questions légitimes à la mairesse et son conseil. Les précédentes interventions du RCVD ont d’ailleurs permis de dénoncer différents faits, dont le scandale des subventions remises au marché d’été et la construction, sans plan d’ingénierie et sans permis municipal, de la halle pour ce même marché. »

Interrompu et insulté

M. Rocheleau lui-même dit avoir été interrompu et insulté alors que la mairesse n’a rien fait pour faire taire ces personnes ou leur demander de sortir. « Mardi soir, l’ancien règlement, au sujet de la période de questions des citoyens, était toujours en vigueur. Il n’y avait donc pas de temps limite, par citoyen, pour poser nos questions. La mairesse a plutôt opté pour imposer un maximum de temps de 30 minutes pour la durée complète de la période de questions », déplore le président du RCVD.

« Il est clair que tout ce cirque avait pour but de museler les citoyens, arrêter la période de questions et lever la séance. Au lieu de lever la séance, la mairesse aurait dû faire taire les citoyens qui perturbaient la période de questions ou les obliger à quitter afin de laisser les citoyens poser leurs questions légitimes. Ceci est une question de respect de la démocratie. À la fin de la séance, des citoyens, qui étaient intervenus au micro, ont été insultés et bousculés par les supporters de la mairesse. Ceci est inacceptable. »

M. Rocheleau estime que ce genre d’exercice, soit « pacter » la salle et perturber la période de questions, est un jeu dangereux pour la démocratie. « En démocratie, tout le monde a le droit de poser des questions même si elles dérangent certains élus. Les citoyens ont aussi droit à des réponses de la part de la mairesse. Notons également qu’il y a eu des commentaires de la part de certains conseillers qui reprochaient aux citoyens, qui vont au micro, de poser des questions dérangeantes, de se prendre pour des experts en relations humaines, en ingénierie et de faire trop de demandes d’accès à l’information. C’est désolant d’entendre des élus parler ainsi de leurs concitoyens qui, selon le guide des élus et les codes d’éthiques, ont une obligation d’être respectueux et à l’écoute. Ces élus devraient s’excuser », demande M. Rocheleau.

« La boucle de la soirée a été de voir une conseillère souriante qui applaudissait à la levée de la séance. Quelle désolation! La mairesse doit apprendre à gérer une assemblée et à protéger les citoyens qui participent à la période de questions. Elle doit maintenant s’excuser pour ne pas avoir géré les débordements », conclut le président du Regroupement.

 

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