Saint-Adolphe examine ses recours possibles

Daniel Deslauriers daniel.deslauriers@tc.tc
Publié le 18 décembre 2015

Lisette Lapointe

©Photo TC Media - Archives

La municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard n'est toujours pas prête à lancer la serviette dans le dossier Hydro-Québec.

De fait, elle a demandé à une firme d'avocats d'évaluer ses recours possibles. "On nous a annoncé, par lettre, qu'Hydro-Québec déposera son projet à la Régie de l’énergie dans les prochaines semaines sans toutefois préciser la date comme la municipalité l’avait demandé", explique la mairesse Lisette Lapointe. En plus, nous avons appris que la société d'État ira de l’avant, sur la base du tracé retenu, avec les impacts pour l’environnement que nous connaissons, et ce, malgré l’absence d’acceptabilité sociale de la population de Saint-Adolphe."

Questions sans réponses

En 2013, 5 000 personnes ont signé une pétition demandant l’annulation du tracé traversant Saint-Adolphe-d'Howard. Une nouvelle pétition, portée cette fois par la jeunesse de Saint-Adolphe, a été lancée sur le site de l’Assemblée nationale (https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-5721/index.html). Un documentaire est aussi en préparation. "Ce document choquera sûrement bien des Québécois. Mais, si nous voulons que les choses changent, il faut réagir. Pas question de se taire", prévient Sarah Perreault, porte-parole du comité aviseur.

Mme Perreault se demande aussi pourquoi Hydro-Québec vient tout juste de faire parvenir l’évaluation paysagère qu'elle avait demandée depuis près de deux ans. "Hydro-Québec avait refusé de fournir cette étude aux experts en paysages de la région et aux membres du comité technique régional. Cette étude paysagère est l'un des documents à la base même de l’élaboration de ce projet. Hydro-Québec aurait-elle voulu éviter l’audience prévue devant la Commission de l’accès à l’information le 26 janvier prochain et la couverture médiatique qui s'ensuivra", questionne Mme Perreault.

De son côté, la municipalité affirme ne pas avoir obtenu l’évaluation environnementale faite par Hydro-Québec pour le projet, et ce, malgré de multiples demandes formulées depuis plus de six mois en vertu de la loi d’accès à l’information.

"Ces dernières semaines, Hydro-Québec communique avec les propriétaires touchés en affirmant qu’elle obtiendra les autorisations nécessaires en décembre. La municipalité a intimé Hydro-Québec de rectifier les faits. Nous leur demandons de nous indiquer s’il est juste de croire qu'ils obtiendront le certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement en décembre et, si ce n’est pas le cas, nous les sommons de corriger cette information immédiatement auprès des propriétaires touchés", demande la mairesse Lapointe dans une lettre envoyée le 26 novembre dernier.

"Puisque le dossier sera déposé très prochainement à la Régie de l’énergie, nous prendrons toutes les mesures nécessaires afin d’y être entendu et pouvoir présenter ainsi le scénario empruntant les emprises existantes comme solution alternative", conclut Mme Lapointe.