La députée Manon Massé insuffle une énergie nouvelle à Saint-Adolphe!

Contre le projet de ligne électrique à 120 kV


Publié le 31 mars 2017

De gauche à droite, Martial Fortin, ex-membre du comité aviseur, et Manon Massé, députée du comté de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

©Photo TC Media - Daniel Deslauriers

La députée de Québec Solidaire, Manon Massé, a donné son appui sans conditions à la lutte qui oppose les citoyens de Saint-Adolphe-d'Howard à la société Hydro-Québec dans le dossier de la nouvelle ligne électrique Grand Brûlé - Dérivation Saint-Sauveur.

Elle était de passage, cet après-midi, au chalet du Mont-Avalanche pour saluer le travail du comité aviseur dans cette bataille qui perdure depuis quatre ans.

Attitude cavalière

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques estime qu'Hydro-Québec est redevable aux citoyens. "Si cette société d'État est capable d'écouter de grandes compagnies comme TransCanada, elle devrait d'abord écouter ses citoyens", dit-elle.

Mme Massé pointe du doigt particulièrement le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand. Elle juge son attitude complètement "dégueulasse" et "cavalière" face aux citoyens de Saint-Adolphe-d'Howard qu'il n'a jamais écoutés. Les citoyens auraient dû obtenir le BAPE, longtemps réclamé au départ, compte tenu des infrastructures projetées au niveau de cette nouvelle ligne à 120 kV, selon elle.

La députée estime que ce gouvernement n'a plus sa place au pouvoir parce qu'il ne respecte même pas ses engagements liés à l'acceptabilité sociale. "Y a des gens qui ont compris. Québec Solidaire a compris."

Respect avant tout

Membre du comité aviseur depuis le début de cette lutte, Denise Payette estime, elle, qu'il est inacceptable pour les citoyens de Saint-Adolphe-d'Howard et ceux du Québec de payer pour la préservation des paysages américains, avec le projet Northern Pass (ligne enfouie), alors que ceux de Saint-Adolphe seront saccagés.

"Saint-Adolphe n'est pas un cas de "Pas dans ma cour". C'est un cas de "Bienvenue au XXIe siècle". C'est un cas de "Respect" pour l'environnement, les paysages, le patrimoine, ici et partout au Québec", dit-elle.

Courtier immobilier bien connu dans la région, Serge Joubert a uni sa voix à ceux qui se battent contre ce projet. Pour lui, il ne fait aucun doute que cette nouvelle ligne électrique aura des répercussions importantes sur la valeur des propriétés et, par extension, sur les revenus en taxation de la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard.

Enfin, la présidente de la Chambre de commerce et de tourisme de Saint-Adolphe-d'Howard, Michèle Nihoul, s'inquiète, elle, des répercussions négatives de ce projet sur le développement économique de la région. "Ce qui attire nos visiteurs et nos villégiateurs, c'est d'abord et avant tout nos paysages."