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Le comité aviseur de Saint-Adolphe dénonce l'arrogance d'Hydro-Québec

Les travaux de déboisement débuteront à la fin de l'été


Publié le 9 août 2017

Denise Payette

©Photo TC Media - Archives

Le comité aviseur de Saint-Adolphe-d’Howard dénonce le fait qu’Hydro-Québec ait annoncé le début des travaux alors que le projet de construction de la ligne électrique Grand-Brûlé-Dérivation Saint-Sauveur n’a pas encore reçu l’autorisation du ministère de l’Environnement.

En date du 7 août, le certificat d’autorisation n’avait toujours pas été accordé selon les informations disponibles sur le site du ministère de l’Environnement alors que l’annonce a été faite dans les médias autour du 25 juillet, dénonce le comité aviseur.

Geste arrogant

Pour le comité aviseur, il s’agit d’un geste arrogant qui traduit un manque de respect envers la population. "Lors de sa nomination à titre de PDG d’Hydro-Québec en juin 2015, monsieur Martel avait dit qu’il verrait à changer la culture au sein de cette entreprise en misant sur plus de transparence et un comportement plus respectueux envers les Québécois. Il est clair que les citoyens de Saint-Adolphe sont victimes, depuis plus de quatre ans, de cette culture de l’irrespect et de l’opacité que veut combattre monsieur Martel", selon la porte-parole Denise Payette.

Martial Fortin, qui a représenté Saint-Adolphe dans le cadre de ce dossier, d’abord à titre de membre du comité aviseur puis de directeur général de la municipalité, a sursauté en lisant la publication d’Hydro-Québec. "Hydro-Québec prétend avoir tenu une multitude de rencontres qui ont permis aux élus, aux propriétaires, aux organismes et au public de contribuer à l’amélioration du tracé. Dans les faits, ils ont refusé de fournir leurs études et ils n’ont pas tenu compte des doléances des élus et des citoyens de Saint-Adolphe alors que la moitié de la nouvelle emprise se trouve dans notre municipalité, avec des impacts très forts. Cette consultation a été une mascarade."

Le comité aviseur dit partager l’indignation de monsieur Fortin. "Comment peuvent-ils prétendre avoir amélioré le projet alors que les impacts sont passés de faibles à forts entre 2013 et 2016. Même l’étude de WSP, réalisée pour Hydro-Québec, confirme ce fait. Bref, ils se sont trompés dans l’évaluation des impacts lorsqu’ils ont élaboré le tracé. Ce n’est pas aux citoyens de Saint-Adolphe à payer pour ces erreurs", ajoute Mme Payette.

Le comité aviseur tient à rappeler que les démarches, menées par ce comité et par la municipalité depuis plus de quatre ans, visent à trouver une solution qui soit acceptable pour toute la région des Laurentides. "C’est donc en ce sens que nous poursuivons nos démarches et actions, car nous croyons qu’un projet aux impacts faibles, tel qu’annoncé par Hydro-Québec en 2013, est possible et réalisable à des coûts acceptables", insiste la porte-parole du comité aviseur.