Le parrain Charlebois donne le ton aux fêtes du 50e

700 personnes à l'unission au Patriote


Publié le 9 avril 2017

Robert Charlebois lors de son incroyable prestation du 8 avril au Patriote.

©Photo Gracieuseté - Danielle Cloutier

Il y a du monde partout. Les stationnements sont bondés. La file d'attente n'en finit plus de s'allonger. C'est que Robert Charlebois est en ville, et personne ne veut manquer ce rendez-vous.

Le Patriote était rempli de 700 fans de Robert Charlebois samedi soir.
Photo Gracieuseté Le Patriote - André Chevrier

D'entrée de scène jusqu'à la dernière note, il tient la salle. Il la tient dans ses bras ou dans ses mains mais chose certaine il modèle la soirée comme il l'entend. C'est La complainte du phoque en Alaska qui ouvre le carnet de musique. Il attaque. Fait un clin d'oeil à la popularité de cette chanson. Pour le prouver, il appuie les voix du public. Ça commence implicitement comme ça; tous ensemble, ou rien!

Robert Charlebois, le parrain du mythique théâtre Le Patriote, a été très généreux lors du spectacle d'ouverture des festivités du 50e anniversaire.
Photo Gracieuseté Le Patriote - André Chevrier

Pour ce spectacle qui donne chaud, il est entouré de cinq musiciens. Pianos, contrebasse, guitares et batterie remixent les rythmes et trouvent le son. Charlebois nous entraîne dans son orbite. Il a su franchir le mur du son et faire chanter 700 personnes à l'unisson. C'est un tour de force pour ce bonhomme de soixante-dix passés dont la fougue et l'énergie ont aussi été revampées. Il est plus en forme que jamais, c'est à se demander comment il fait pour offrir un spectacle de plus de deux heures non-stop, dynamique et prenant, comme si de rien n'était.  Sympathique à souhait, celui qui fêtait aussi 40 ans de mariage nous donnait l'impression de revisiter notre adolescence sans heurt et sans limite. La salle était dans le salon de Charlebois, Charlebois était debout, au cœur de nos souvenirs les plus fous. Chacun, en ce show, était Charlebois. Quel que soit l'âge, on a poussé la note. Le tambourin sur la tête (The Frog Song) ou la guitare sur la hanche, il a su transporter une salle compacte et lui ouvrir les ailes.  Il a su rejoindre. Il a su joindre.

Robert Charlebois a été plus qu'à la hauteur. Il nous a donné une leçon d'amour inconditionnel. Il nous a aussi prouvé que la passion du son et de la musique resteront toujours les vecteurs qui uniront les cœurs.

Danielle Cloutier

Sur les ailes d'un ange

Robert Charlebois n'a rien perdu de sa fougue et de sa passion.
Photo Gracieuseté Le Patriote - André Chevrier

Notre grand rocker s'est payé la traite ce 8 avril. Il assurait la grande première de la saison 2017 du Patriote. Il soulignait aussi les 50 ans mémorables de notre théâtre dont il est le parrain de cœur. C'est pas peu dire. Les éléments ont été combinés pour s'assurer d'un succès indéniable. La cible a été touchée dans le mil, souvenirs et tête à la fête ponctués de ballons de notes multicolores ont rempli la salle et ont laissé des spectateurs s'en aller en chantant de jolies mélodies sur les ailes d'un ange.  Et quel ange!

Il a été difficile d'accepter le retour à la maison. Les rappels se sont succédés donnant l'impression d'une deuxième partie à cette prestation déjà fabuleuse. Généreux, complice, pourvoyeur de bonheur, Robert Charlebois a été plus qu'à la hauteur. Il nous a donné une leçon d'amour inconditionnel. Il nous a aussi prouvé que la passion du son et de la musique resteront toujours les vecteurs qui uniront les cœurs. Combien d'actualité en ces temps troubles.

Rebelle éternel qui refuse les plats carrés, c'est un plat de résistance qu'il a offert au Patriote. Résister au temps, c'est aussi lui rendre hommage. C'est aimer la vie plus que tout. Résister au temps,  c'est redevenir qui on a été.

Chapeau Robert Charlebois... 700 personnes sont revenues à l'essentiel avec vous. C'était Rock'oustique et c'était plus que parfait.