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6 avril 2018

Rôle-titre dans « La Bolduc »

Debbie Lynch-White crève l’écran

Les critiques sont unanimes : il fallait une comédienne au talent exceptionnel pour faire revive au grand écran la femme exceptionnelle qu’a été Mary Travers dite Mme Édouard Bolduc.

René-Pierre Beaudry , journaliste

Mary Travers (Debbie Lynch-White) enregistre sa toute première composition « La cuisinière ».
Mary Travers (Debbie Lynch-White) enregistre sa toute première composition « La cuisinière ».
© Photo Gracieuseté – Les Films Séville

Les privilégiés assis dans la grande salle 1 du cinéma Pine, à Sainte-Adèle, pour assister ce jeudi 5 avril à la projection du film de François Bouvier, « La Bolduc », ont eux aussi été unanimes. Debbie Lynch-White est une grande actrice. Plusieurs l’ont particulièrement trouvée sublime dans son interprétation de la dernière chanson sur scène de Mary Travers, peu avant son hospitalisation à cause du cancer. Une grande actrice.

Ses traits familiers qu’on a d’abord reconnus dans son personnage de la brutale gardienne de prison Nancy Prévost, dans « Unité 9 » (Ici Radio-Canada Télé) se sont fondus dans ceux forts différents de le première auteure-compositrice et interprète de chez nous, décédée du cancer en 1941.

« Je suis très heureuse et très touchée des premières critiques que j’ai lues ce matin dans le journal », a confié à L’Information du Nord Debbie Lynch-White lors d'un copieux buffet servi au restaurant adélois Le Spago, avant la projection du film au cours duquel  l'actrice interprète d’une voix juste et de façon convaincante les succès de la Bolduc. « J’essaie de faire mon métier avec le plus de cœur, de rigueur et de travail possible. On fait ça pour le public, critique ou non. Tant mieux si ça se rend aux gens… Mme Bolduc, on connaît son nom, ses chansons, mais rien de sa vie. Elle appartient à une tranche de notre histoire qu’on connaît un peu moins… Je ne connaissais rien d’elle – qui ne se proclamait pas comme féministe - et tout ce que j’ai appris m’a terriblement touchée. »

Pour la détente

Un rôle de composition? « Absolument, mais tout de même avec quelques points communs. Comme Mme Bolduc, j’ai du sang irlandais. Elle me fait aussi penser aux femmes de ma famille – Lynch, au Nouveau-Brunswick », répond-elle. (…) « Le plus beau compliment qu’on peut me faire, c’est de me dire « je ne t’ai pas reconnue ». J’ai toujours cette pensée au moment d’aborder les personnages que j’interprète: je ne veux pas qu’on me reconnaisse. Je veux disparaître, être au service de l’œuvre, du personnage. »

Dernière petite confidence de Debbie Lynch-White : « Je suis une adepte des spas », termine-t-elle. « Il y a eu plusieurs mois de préparation pour mon rôle dans le film : apprendre les chansons, jouer du violon, de l’harmonica, les répliques… C’est énorme. Aussi, pour me détendre, je suis souvent venue au « Polar Bear’s Club » (de Piedmont). Me saucer trois secondes dans l’eau froide de la rivière… il n’y a rien de mieux pour te libérer les pores de peau! »

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René-Pierre Beaudry , journaliste

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