Un skieur survit à un arrêt cardiaque

La Providence était au rendez-vous au Far Hills


Publié le 8 février 2017

Louis Paquette a eu l’excellent réflexe de sortir de son boîtier le défibrillateur disponible au chalet du secteur Far Hills.

©Photo TC Media - René-Pierre Beaudry

La victime de l’arrêt cardiaque s’est affaissée à son retour au Chalet du secteur Far Hills du parc régional Val-David/Val-Morin.

©Photo TC Media - René-Pierre Beaudry

La chance et la rapidité d’intervention des secouristes ont récemment sauvé la vie d’un adepte du ski de fond victime d’un arrêt cardiaque au parc régional Val-David/Val-Morin.

L’incident s’est produit le samedi 21 janvier, vers 13h15. Louis Paquette, directeur du parc (secteur Far Hills) raconte.

« Une personne est entrée précipitamment dans le chalet (d’accueil) pour me prévenir qu’un monsieur venait d’être victime d’un malaise », commence M. Paquette.

Premier coup de chance, la victime du malaise, un résidant de Mercier âgé de 56 ans, s’était affaissé à son retour d’excursion, directement en face du chalet.

« Je suis sorti immédiatement à l’extérieur et j’ai vu un client-skieur penché au-dessus de lui, avec un autre homme debout près de la victime », de poursuivre le directeur du secteur Far Hills.

Après l’intervention ultra-rapide des médecins et l’appel aux ambulanciers, c’était la chose à faire. Louis Paquette

Son cœur s’est arrêté de battre

Deuxième coup de chance, les deux secouristes à lui prêter assistance se sont identifiés à la victime comme étant médecins. Il s’agissait des docteurs Alexandre Montini (chef de l'unité des naissances à l'Hôpital Laurentien) et Louis-Philippe Pelletier (médecin d’urgence à l’Hôtel-Dieu, du CHUM), eux-mêmes deux adeptes du ski de fond.

« Moins d’une minute après avoir vu le monsieur allongé sur le dos et les deux médecins en train de s’occuper de lui après avoir composé le « 911 », je suis retourné à l’intérieur du chalet, pensant qu’on aurait peut-être besoin du défibrillateur à notre disposition. Après l’intervention ultra-rapide des médecins et l’appel aux ambulanciers, c’était la chose à faire. »

L’idée de Louis Paquette s’est avérée lumineuse. Quelques secondes plus tard, on a perdu le pouls du skieur quinquagénaire. Son cœur s’est apparemment arrêté de battre. Le défibrillateur a été branché et activé une fois. « Un massage cardiaque par un des médecins a ranimé la victime deux ou trois minutes plus tard », de préciser le directeur du parc. L’homme a ensuite repris conscience, allongé sur une civière et transporté à l’hôpital Laurentien par ambulance.

« J’ai appris de source bien informée – nous comptons plusieurs médecins parmi nos clients-skieurs – que la victime de l’arrêt cardiaque avait pris du mieux depuis », a terminé Louis Paquette.