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Inondations: Raymond Auclair vit dans l'insécurité!


Publié le 19 avril 2017

Raymond Auclair

©Photo TC Media - Daniel Deslauriers

Depuis lundi dernier, Raymond Auclair ne dort que d'un œil.

Sa propriété du chemin Raymond, de même que celle de ses voisins, est assiégée par l'eau et les inondations qui frappent Val-David, mais aussi plusieurs autres municipalités de la région.

Crue rapide

Lundi dernier, en revenant à la maison, il a constaté combien la nature pouvait se déchaîner parfois. "En quelques heures seulement, l'eau a monté de plus d'un pied et a complètement inondé la rue", dit-il.

La responsable, ce n'est pas la rivière du Nord qui borde son terrain à l'arrière, mais l'eau de la route 117 qui dévale dans un étang d'eau fermé (considéré quand même comme un lac par le ministère de l'Environnement), puis sur la rue Raymond.

Le problème, c'est que cet étang d'eau est à la même hauteur que les propriétés et le chemin en aval. Il suffit d'un coup d'eau comme celui qu'on connaît actuellement pour bouleverser le quotidien de ces riverains.

"On a déjà connu des problèmes par le passé, mais jamais comme ça", nous dit M. Auclair. Il y a quelques années, il a dû rénover son sous-sol au grand complet, une facture de 20 000$. Sa maison est maintenant équipée de trois pompes puissantes qui permettent de refouler l'eau plus loin.

La solution? Relever la bordure de terre qui limite l'étang ou créer une ouverture (avec installation d'un clapet) sur la portion nord  du plan d'eau pour contrôler la crue des eaux. "Ça fait plus d'un an que je me bats avec la municipalité pour obtenir des correctifs, mais ça ne bouge toujours pas", dénonce M. Auclair.

Le directeur général de la municipalité, Bernard Généreux, est venu voir de près la situation ces derniers jours, selon Raymond Auclair. Le député de Bertrand, Claude Cousineau, a été mis au fait du problème lui aussi.

Il ne cache pas son anxiété à la vue de cette pluie abondante qui a repris cet après-midi. "Toutes les deux ou trois heures, la nuit, je me lève pour vérifier si l'eau continue de monter et si les pompes fonctionnent toujours. De fait, on s'assure qu'il y ait toujours quelqu'un à la maison, on ne sait jamais. Si l'électricité vient à manquer, on est fait. C'est un véritable enfer."